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Par Christaldesaintmarc dans -L'abbaye d'Auberive le 28 Janvier 2012 à 06:30
Issue du grand mouvement monacal du XIIe siècle, l’abbaye d'Auberive fut fondée en 1135 par douze moines venus de l’abbaye de Clairvaux. La première pierre fut posée par l'évêque de Langres Guillenc. Son implantation géographique correspondait aux recherches cisterciennes : une terre isolée où la maîtrise de l’eau est nécessaire pour l’installation et la vie de la communauté. En effet, la règle de l'ordre se Saint-Benoît interdisant la consommation de viande, les cisterciens développèrent la pisciculture. À Auberive (Alba Ripa), les moines canalisèrent ainsi l’Aube sur environ 1 km, créerent un système de canaux distribuant l’eau propre et évacuant les eaux usées, et édifièrent un bief pour le moulin leur permettant une autarcie complète.

Le portail d'entrée était l'entrée principale de l'abbaye jusque dans les années 1760, il est flanqué de deux pavillons.


La grille d'entrée est ornée d' un riche décor de fer forgé, elle provient de l'abbaye de Beaulieu.

La façade ouest de l'abbaye d'Auberive :

L'aile du cloître :





L'intérieur du cloître :






Le réfectoire des moines :

Cet escalier mène au premier étage où se trouvaient les dortoirs des prisonnières , l'administration et le logement des religieuses-surveillantes.

En effet, en 1856 s'ouvre une nouvelle période de lien avec l'ancienne abbaye de Clairvaux. Afin de désengorger la maison centrale de Clairvaux l'état fait l'acquisition de l'abbaye et y fait venir les femmes. La prisonnière le plus connue fut la communarde Louise Michel, détenue 20 mois entre décembre 1871 et août 1873 avant sa déportation en Nouvelle Calédonie.






La cour des prisonnières :


Ci-dessous les restes des latrines qu'utilisaient les prisonnières:

Entre 1885 et 1891, l’abbaye devint une colonie industrielle pour délinquantes mineures puis, de 1894 à 1924, une colonie agricole pour jeunes garçons. L’emploi du temps de la journée se partageait alors entre travaux agricoles et enseignements élémentaires.


Une chapelle particulière pour les prisonnières fut édifiée en 1857.


Réquisitionnée pendant la seconde guerre mondiale, l'abbaye retrouva les bénédictins qui restaurèrent le chevet et le cloître. En 1960, l'abbaye fut vendue à l'entreprise Solvay pour être la colonie de vacances des enfants de son personnel jusqu'en 2004 où la famille Volot la racheta pour en faire un centre culturel.

L'Aube traverse le jardin de l'abbaye , elle alimentait le moulin des moines :

Le moulin :



Tout autour de l'abbaye s'étend un très beau verger planté de pommiers.


Lorsque je me suis rendue à Auberive, l'abbaye était le lieu d'exposition des oeuvres du sculpteur Marc Petit.

Une sculpture de Marc Petit , "le pliant":

Derrière la sculpture, on remarque ces anciens escargots de pierre..

En sortant de l'abbaye d'Auberive, on peut voir ce monument dédié à l'écrivain André Theuriet, bien oublié maintenant, mais dont j'ai lu plusieurs charmants romans durant mon enfance...
André Theuriet fut employé à la Direction des Domaines à Auberive de 1856 à 1859,


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Par Christaldesaintmarc dans -Saison 2011-2012 le 27 Janvier 2012 à 06:30

La compagnie théâtrale "L'Oreille Interne" qui nous avait ébloui avec son magistral "Oedipe Tyran" est revenue au Théâtre Gaston Bernard le 24 janvier 2012, pour nous présenter cette fois une pièce de théâtre de Jean-Paul Sartre "les mouches".
Oreste est de retour à Argos pour venger son père Agamemnon assassiné par sa mère. Tragédie familiale et politique, cet épisode clôturant le mythe sanglant des Atrides devient, dans sa réécriture par Sartre en 1943, l’occasion de mettre en scène une question centrale de sa philosophie, la liberté.
Eric Ferrand a présenté une mise en scène très originale mêlant vidéos ( les statues des dieux, les rues et l'entrée du palais de Clytemnestre et d'Egithe ruisselants du sang d'Agamemnon) des éclairages , des jeux de miroirs, les gémissements des habitants d'Argos, le bourdonnement des mouches, et des airs de flûte lancinants.
Un très beau spectacle qui nous a fait revivre le temps des Atrides, tout en nous faisant réfléchir à une idée éternelle , celle de l'engagement pour la liberté.
En quelques mots voici l'histoire , que des acteurs talentueux ont su merveilleusement interpréter :
Oreste voyage en Grèce en compagnie de son pédagogue . Tous deux arrivent à Argos, c’est là qu'Oreste est né . Il en a été chassé par sa mère Clytemnestre et son amant Egisthe. Sa mère a fait tuer son pèreAgamemnon avec la complicité d’Egisthe qui est devenu plus tard roi d'Argos.
Oreste , en arrivant à Argos, rencontre Jupiter le Dieu des Morts et des Vivants. Jupiter, qui est très lié à Egisthe, lui annonce que depuis la mort d'Agamemnon, il y a quinze ans, la ville d'Argos est plongée dans le deuil. Des nuées de mouches, qui représentent le remords, ont envahi la ville.


Oreste décide de quitter Argos, mais il rencontre une jeune fille. Celle-ci lui révèle qu'elle se nomme Electre et qu'elle a été réduite à l'état se servante par sa mère et son beau-père.
Oreste reconnaît alors sa soeur, mais ne lui dévoile pas qui il est.
Electre lui confie qu'elle devra manifester son repentir lors de la fête des Morts , mais qu'elle s'y refuse . Elle lui dévoile alors sa haine envers sa mère Clytemnestre.

Clytemnestre rencontre Oreste, et lui demande de quitter la ville car elle pressent le malheur qu'il pourrait apporter avec lui. Oreste s'y refuse et décide de rester à Argos.


Pendant la cérémonie des morts le grand prêtre fait sortir les fantômes
des morts devant la foule qui pleure et se repent.

Electre, nargue sa mère en se vêtant d'une robe blanche, et non noire, couleur du deuil .

Oreste qui a peur pour sa soeur, lui révèle enfin qu'il est son frère.


.Jupiter pénètre dans le palais et ordonne à Egisthe d'arrêter Oreste et Electre sur le champ. Egisthe refuse, disant qu'il est fatigué de soumettre son peuple sous de faux prétextes et qu'il préférerait mourir que de continuer ainsi. Jupiter lui dit qu'Oreste est dangereux.

Electre introduit Oreste dans le Palais, il tuera d'un coup de poignard Egisthe, puis Clytemnestre, vengant ainsi leur père Agamemnon.



Les Erinnyes poursuivent Oreste et Electre de leur vengeance. Pour leur échapper le frère et la soeur se réfugient dans le temple d'Apollon.
(Les Erinnyes étaient des divinités infernales, elles symbolisaient les lois du monde moral, et châtiaient qui les transgresse; Elles vengeaient particulièrement le meurtre et le parricide.)

Mais les Erynies les guettent méchamment et s'attaquent à Electre.

Electre est alors gagnée par le remords, Oreste la supplie d'assumer ses choix, mais elle refuse.

Jupiter qui surgit alors , propose au frère et à la soeur le trône d’Argos, à condition qu’ils se repentent.
Oreste refuse préférant garder sa liberté.


Jupiter déclare à Oreste qu'il est désormais seul et qu'il a violé les lois divines. Oreste lui répond qu'il est un homme libre et qu'il ne suit que ses propres règles. Electre délaisse Oreste et part avec Jupiter.

Oreste s'adresse alors au peuple d'Argos pour revendiquer sa liberté.
Il leur dit qu'il est Oreste, leur roi légitime, et qu'il est venu les libérer des mouches et de leur culpabilité. Il a pris sur lui tous les péchés de son peuple, et ils doivent maintenant apprendre à vivre libres. Il quitte la cité et les Erinnyes le suivent.


Les acteurs furent très applaudis, et rappelés plusieurs fois, tant leur prestation fut extraordinaire !

Oreste: Thomas Lonchampt
Electre : Emma Pluyaut (la fille de Sylvain Pluyaut , organiste, originaire de Grancey sur Ource)
Egisthe : Alain Fabert
Clytemnestre : Catherine Gourdon
Jupiter : Bernard Cupillard
Le pédagogue : Liliane David
Mise en scène et musique : Eric Ferrand
Lumières : Jean-Jacques Ignard
Vidéo : Rémi Briant
Construction : Hervé Faisandaz
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Par Christaldesaintmarc dans -L'Association Culturelle Châtillonnaise , saison 2011-2012 le 26 Janvier 2012 à 06:30


Pascal Vandier est juriste de formation,doctorant en droit à l’université Paris 2 Panthéon-Assas, inspecteur des impôts, et passionné d’histoire.
Il est venu, invité par l'Association Culturelle Châtillonnaise, nous présenter la vie et l'oeuvre de celui que l'on a surnommé "Tigre de Vendée", c'est à dire Georges Clemenceau.

Georges Clemenceau naquit en 1841 à Mouilleron en Pareds (Vendée) dans une famille aisée. Son père Benjamin Clemenceau était médecin. Républicain convaincu il s'était opposé à Napoléon III lors de son coup d'Etat, et fut emprisonné à Nantes . Il déclara plus tard à son fils Georges "Si tu veux me venger, travaille".
Georges Clemenceau fit des études de médecine, effectua des "stages" à la Salpêtrière réussit son doctorat, mais il se passionnait également pour les sciences et la philosophie. Il eut des amis célèbres comme Henri Rochefort, et fonda un premier journal appelé "Le travail". Républicain, qui ne voulut jamais être un "suiveur", il fut lui aussi emprisonné un mois pour ses idées.
Georges Clemenceau se rendit quatre fois aux Etats-Unis,( il fut professeur à Stanford), où il rencontra Marie qui devint son épouse.

(Clemenceau, peint par son ami Claude Monet)
En 1870, après la capitulation de Napoléon III à Sedan, un gouvernement fut mis en place, dirigé par le général Trochu. Des ministres furent immédiatement nommés : Gambetta (Intérieur), Favre (Affaires étrangères)... Etienne Arago est nommé maire de Paris, chargé de désigner les maires des arrondissements : Carnot dans le 8ème. Clemenceau , qui était inscrit sur les listes des comités républicains, fut nommé maire du 18ème arrondissement de Paris. Ce fut le début de sa carrière politique.
Georges Clemenceau, après avoir été maire de Montmartre, fut élu député républicain radical de la ville de Paris en 1870. Il s’opposa à la politique coloniale de Jules Ferry, car il était contre la colonisation du Tonkin. Il contraignit Ferry à démissionner.
Ses idées étaient en avance sur son temps: il était contre la peine de mort et était favorable à l'amnistie des mutinés de la Commune.
Par contre il était embarrassé par le féminisme et refusait le suffrage des femmes ...
Il fut attiré par la personnalité du Général Boulanger, mais comprit bien vite que ce dernier était surtout adepte de la mise en scène !
En 1889, éclata l'Affaire du scandale de Panama :Ferdinand de Lesseps, le fondateur de la société, et ses associés furent accusés d'avoir versé des pots de vin à des députés et des sénateurs pour qu'ils votent une loi autorisant la Compagnie à émettre des obligations.
Gustave Eiffel fut condamné (alors qu'il n'avait pas trempé dans les malversations), Clemenceau fut traîné dans la boue alors qu'il n'était pas lui non plus impliqué. Il se défendit de posséder des "millions", d'être corrompu, comme l'accusait une campagne violente .
S'ensuivit un "tunnel", une traversée du désert de 1893 à 1902. Il n'en fut nullement découragé, ces années furent pour lui une période de réflexions, il édita des recueils d'artistes, et fut journaliste.
Editorialiste au journal "L'Aurore", il publia la lettre d'Emile Zola "J'accuse" qui défendait le capitaine Dreyfus.

Il se battit en duel, à cette occasion, avec Déroulède.

Clemenceau s'imposa ensuite comme leader de Gauche, il fut élu sénateur du Var en 1904. Appelé par Fallières en 1906 il devint ministre de l’Intérieur et Président du Conseil (de 1906 à 1909). Il réprima les mouvements sociaux (la grève des mineurs du Pas-de-Calais et la révolte des vignerons en Languedoc-Roussillon).
Clémenceau sut s'entourer de bons ministres et modernisa la police...Souvenons nous des "Brigades du Tigre" !!
Son surnom "le Tigre" lui fut donné dans les années 1880, en raison de la manière souvent brutale avec laquelle il traitait ses adversaires politiques .

En 1909, son gouvernement fut mis en minorité, il avait tout de même tenu trois ans !
Clémenceau fit alors des tournées en Amérique Latine, créa le journal "L'Homme libre". A l'âge de 73 ans, en 1914, il approuva l'Union Sacrée, alla sur le Front, et accéda de nouveau au pouvoir en 1917. Au début il refusa cet honneur , lançant cette phrase célèbre "les cimetières sont pleins de gens irremplaçables", mais il fut largement investi à la chambre comme Président du Conseil.

Le 11 novembre 1918, il prononça un vibrant discours pour célébrer l'Armistice, c'est de là qu'il sera surnommé "le Père la Victoire".
Il participa aux discussions entre Anglais, Américains et Foch à la Conférence de Paix.
Le traité de Versailles qui en découlera imposera à l'Allemagne, la restitution de l'Alsace-Lorraine, la création du "couloir de Dantzig" donnant à la Pologne un accès à la mer, la limitation du potentiel militaire et le versement de 20 milliards de marks-or. En Allemagne, ce traité sera vécu comme une humiliation et fera naître un sentiment de revanche, dont hélas, s'emparera Adolf Hitler...

(Lloyd George, Vittorio Orlando, Georges Clemenceau et Woodrow Wilson)
Pour Clémenceau, la valeur suprême c'était la Nation, il était contre l'Impérialisme et fut violemment anticlérical.
Il pensa quelque temps accéder à la Présidence de la République, mais il avait des opposants . Il démissionna donc en 1920, à 79 ans.
Il fit ensuite des voyages : Egypte, Singapour, Bali, Inde, fut nommé Docteur Honoris Causa à Oxford.
Il créa le journal "L'Echo National", il ne rédigea pas ses mémoires mais écrivit : « Démosthène » en 1925, « Aux sources de la pensée vive » en 1926, « Claude Monet et les Nymphéas » en 1928.
Claude Monet fut son meilleur ami.
Il eut une vitalité incroyable malgré une mauvaise santé qu'il traînait depuis sa jeunesse..

Les trois dernières années de sa vie furent douloureuses, il perdit ses amis, sa santé se dégrada...
Clemenceau disparut le 24 novembre 1929, il fut inhumé le 25 ,dans une simple tombe entourée d'une grille de fer, sans cérémonie religieuse puisqu'il était anticlérical, à Mouilleron en Pareds sa ville natale.

On peut voir sa statue au Rond Point des Champs Elysées à Paris

(Les photos illustrant l'article proviennent de Wikipedia)
Cette conférence fut passionnante, Pascal Vandier nous donna de multiples indications sur la vie du "Tigre de Vendée" que je ne puis relater ici,faute de place ..Vie personnelle, famille, citations, santé etc...
Elles sont toujours extraordinairement intéressantes les conférences de l'ACC, ne manquez pas la suivante , le lundi 6 février 2012, par Madame Claire Desbois-Thibaut sur "le Champagne, trois siècles d'histoire".
Cette conférence sera le prélude d'un voyage qui sera organisé par l'ACC à Reims: visite de la cathédrale, de la basilique Saint-Rémi et de la villa Bissenger, école des vins de Champagne à Aÿ, avec dégustations.
Explications, tarifs et inscription dans l'article suivant.
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Par Christaldesaintmarc dans -L'Association Culturelle Châtillonnaise , saison 2011-2012 le 26 Janvier 2012 à 06:25

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Par Christaldesaintmarc dans -Les Lauriers du Sport le 25 Janvier 2012 à 06:30
La Municipalité de Châtillon sur Seine a offert à ses administrés, après les récompenses attribuées aux clubs sportifs Châtillonnais durant "les Lauriers du Sport 2011", un magnifique spectacle d'équilibre , présenté par Sandrine.
François Gaillard nous a présenté l'artiste qui s'est produite avec un grand succès dans de nombreux pays.
Les exercices d'équilibre sur des chaises sont vraiment époustouflants !
Pour un deuxième passage, Sandrine a "recruté" quelques Châtillonnais, que vous reconnaîtrez aisément !
Oserais-je dire que Bibi en est resté baba ??

Pour son troisième et quatrième passage, Sandrine a utilisé ce qu'on appelle "le tissu aérien"
Le tissu aérien est technique aérienne de cirque, inventée par les Chinois.
Des tissus sont accrochés par un seul point à environ 10 mètres de haut.
Sandrine, l’acrobate, évolue de bas en haut et de haut en bas, sur les tissus maintenus ensemble (comme à la corde lisse) ou séparés.Elle effectue des figures fixes ou dynamiques, des glissades et des chutes.
C'est très impressionnant !
Très applaudie, Sandrine a reçu une belle plante des mains de Daniel Guillaume.
Pierre Magès a filmé les extraordinaires numéros de Sandrine, voici sa vidéo..
Merci Pierre !
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Par Christaldesaintmarc dans -Les Lauriers du Sport le 24 Janvier 2012 à 06:30

Comme tous les ans, la Municipalité de Châtillon sur Seine et l'OMS,offrent aux Châtillonnais une belle soirée appelée "les Lauriers du Sport".
Durant cette soirée, les clubs de la Ville qui ont obtenu des distinctions durant l'année précédente (2011), sont récompensés de nouveau par des médailles, des coupes, des challenges.
C'est François Gaillard, toujours impérial dans son costume de lumière , qui a encore cette année, présenté la soirée.
Roger Grosmaire, Président de l'Office Municipal des Sports de la Ville de Châtillon sur seine a valorisé le sport qui, dit-il est un facteur d'intégration, une école de tolérance et d'esprit d'équipe.
Trente associations sportives existent dans notre cité, avec deux mille cinq cents licenciés.
Monsieur Brigand, maire de Châtillon sur Seine, a évoqué l'ouverture prochaine de la piscine, entièrement rénovée, encore une façon tellement agréable de faire du sport !
Il a salué le travail de tous les moniteurs sportifs et de tous les bénévoles qui se dépensent sans compter pour que le sport sous toutes ses formes soit présent dans la ville.
C'est Yves Lejour, Maire-Adjoint aux Sports qui appelait, sur scène, les clubs sportifs honorés.
Voici les photos de tous ces valeureux Clubs qui font vivre le sport à Châtillon sur Seine :
(La Châtillonnaise Gymnastique)
(Le basket Châtillonnais)
(Le Karaté Club)
(Les Sapeurs-Pompiers)
(Le club de Badminton)
(L'Union Châtillonnaise et Colombine de Football)
(La Foulée Châtillonnaise)
(Le Tennis-Club Châtillonnais)
(Le Judo-Club)
(Les Cavaliers Châtillonnais, civils et scolaires)
(Le Club de Rugby)
(Le Club Cyclotouriste)
(Les Archers de la Fontaine des Ducs)
(Le Club de Tennis de Table)
(L'Association Sportive du Collège Fontaine des Ducs)
(Le Club de Full-Contact)
(Le Club d'Athlétisme l'ECRAC)
(L'Association Sportive du Lycée Désiré Nisard)
(L'Aéro-Club)
(Le Club de Tir)
(La Châtillonnaise Handball)
(Le Vélo-Club Châtillonnais)
(Un coup de coeur pour les sportifs du Lycée Désiré Nisard , VTT et Cavaliers)
(Le Challenge Koenig a été remis par Daniel Guillaume au Club de Rugby)
J'ai une pensée attristée pour Madame Koenig qui nous a quittés le lendemain des Lauriers du Sport..C'est elle, l'an dernier, qui avait remis le Challenge Koenig 2010.
(Jacky Stréer a remis le Challenge Charles Vêque au club Boxe-Pieds-Poings)
(Un hommage a été rendu à Sandrine Clément, honorée pour tout le travail qu'elle assure pour l'OMS)
L'OMS a rendu un bel hommage à François Gaillard, toujours fidèle au poste pour présenter de si agréable façon la soirée des Lauriers du Sport.
Un spectacle magnifique a été offert aux Châtillonnais durant la soirée: celui d'une jeune acrobate,Sandrine, spécialiste du Tissu aérien.
J'en ferai la présentation demain.
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Par Christaldesaintmarc dans -Paysages châtillonnais photographiés par Jean-Pierre Gurga le 23 Janvier 2012 à 06:30
Encore de très belles photos de Jean-Pierre Gurga: des paysages châtillonnais .
Vous pourrez cliquer sur les photos pour les voir dans toute leur beauté !
(route de la Chouette, Aisey sur Seine)
(route de la Chouette, Aisey sur Seine)
(Brémur et Vaurois)
(Vallée du Brevon)
(Vallée du Brevon)
(Vallée du Brevon)
(Le Brevon)
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Par Christaldesaintmarc dans Un conte Morvandiau le 23 Janvier 2012 à 06:25
Nicole Mathey m'envoie la photo d'une assiette ancienne, décorée à la manière des cartes postales morvandelles..
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Par Christaldesaintmarc dans -L'Association Culturelle Châtillonnaise , saison 2011-2012 le 22 Janvier 2012 à 06:30
Robert Fries, historien qui réside en Châtillonnais, a présenté le 16 janvier 2012, devant un public très intéressé, celui de l'Association Culturelle Châtillonnaise, son livre relatant les mémoires de Sir Edward Blount, mémoires traduites de l'anglais et annotées par ses soins.
Un livre extrêmement intéressant qu'on ne lâche pas avant d'avoir parcouru la dernière page...En effet ces mémoires écrites par Edward Blount, lorsqu'il était âgé de plus de 90 ans, nous offrent une vision passionnante de l'Angleterre du XIXème siècle, de la construction des premiers chemins de fer en France, de l'évolution de la Banque en Angleterre et en France, et surtout des réflexions de l'auteur sur la révolution de 1848 et de la Commune de Paris qu'il a vécues lors de ses séjours à Paris.
On trouve également dans le récit de la vie d'Edward Blount, de beaux portraits pleins de finesse de personnages célèbres tant anglais que français.


Robert Fries a eu la joie d'avoir une auditrice privilégiée à sa conférence , madame Maurage. En effet c'est madame Maurage qui a créé l'Association Culturelle Châtillonnaise- l'Université Pour Tous, il y a très longtemps avec son époux, le Docteur Maurage. (elle a aussi créé la Bibliothèque pour Tous). Madame Simon, à droite de la photo, a repris le flambeau de la présidence de l'ACC et nous présente à son tour des conférences de grande qualité.

Robert Fries nous a fait découvrir les mémoires de Sir Edward Blount, à l'aide d'une promenade dans le temps (de 1830 à 1900), dans l'espace (en Angleterre, en France, en Italie).
Une promenade qu'il faut absolument compléter par la lecture de son ouvrage. Les mémoires si vivantes d'Edward Blount sont en effet annotées par Robert Fries, avec un luxe de détails historiques passionnants.

Le conférencier a complété son exposé avec la lecture de passages des mémoires d'Edward Blount...(j'indiquerai ces passages par leur foliotage)

Voici le portrait d'Edward Blount qui naquit en 1809 à Rugely, dans le Staffordshire, dans une famille catholique , qui pratiquait donc "l'ancienne religion", puisque l'Angleterre est surtout anglicane. Edward milita d'ailleurs pour "l'émancipation" , c'est à dire le droit pour les catholiques d'accéder aux mêmes fonctions que les anglicans

Edward Blount fit ses études à Oscott, université catholique, où la vie était très dure, ses descriptions de la vie des élèves et de leur alimentation font froid dans le dos ! (p.90)
Sortant d'Oscott, il fit des "stages" à la banque irlandaise, au Home Office, à l'Ambassade de Paris et au Consulat à Rome. Il fréquenta les Salons où il rencontra des femmes de grand entregent, comme Lady Granville, Lady Holland et la Reine Hortense , mère de Napoléon III.

(Lady Holland)

(La Reine Hortense)
La vie d'Edward Blount fut bien remplie, il fit carrière dans la Banque, les chemins de fer, l'industrie et la Chambre de Commerce.
Il participa par exemple à la construction de la ligne de chemin de fer Paris-Rouen, première ligne française à grande distance.(p.103) Il s'agissait alors de rattraper le retard de la France sur l'Angleterre au sujet du rail.
Ci-dessous les deux tracés envisagés, c'est le second, qui suivait la vallée de la Seine qui fut retenu car il desservait de nombreuses villes.


Le financement de cette ligne fut celui-ci :
1/3 de capitaux anglais
1/3 de capitaux français
1/3 fournis par l'Etat Français.
C'est son ami Joseph Locke, ingénieur en chef , qui dirigea les travaux , il fit travailler dix mille ouvriers , des "navvies".(p.109 à 110)

(Joseph Locke)
Ci-dessous une locomotive Buddicom.

L'aventure du chemin de fer ne fut pas sans risques, un accident terrible, suivi d'un incendie, se produisit à Meudon le 8 mai 1842 , accident qui vit périr cinquante cinq personnes dont, entre autres, l'explorateur Jules Dumont d'Urville et sa famille ..Les wagons étaient à l'époque en bois et fermés ..de l'extérieur !

(L'accident ferroviaire de Meudon)
Les écrivains et les peintres , comme ci-dessous Monet,célébrèrent ce nouveau moyen de transport: Victor Hugo fut enthousiaste, Alfred de Vigny..un peu moins.

(La gare Saint-Lazare par Monet)
On baptisait les locomotives, comme ici au départ de l'inauguration de la ligne Paris-Le Hâvre, c'était, nous dit malicieusement Robert Fries, la réunion du piston et du goupillon !

Edward Blount fut aussi banquier.
Dans la banque de l'époque il y eut des visionnaires comme les frères Pereire, mais aussi des spéculateurs comme des Rothschild.
La "Haute Banque" était celle du négoce international, son activité consistait en traites,escompte, change, gestion de fortune, placement des emprunts d'Etat (bons du Trésor), investissements.
Les principaux banquiers de l'époque furent Hottinguer, Mallet, Sellières, Laffitte, Rothschild.
Dans les banques de dépôts on utilisait l'épargne publique pour financer le commerce (exemple: le CNEP) ou financer des investissements (exemple: le Crédit Mobilier) ou les deux (exemples: le Crédit Lyonnais, le CIC, la Société Générale)
Mais les faillites furent fréquentes.

(les frères Pereire)

(Charles Laffitte)

La carrière de Sir Edward Blount commença par "la petite porte", sa famille n'étant pas fortunée.(p.95 et 96) Il créa sa première banque avec son père, puis sa deuxième avec Charles Laffitte pour Paris-Rouen, banque qui fit faillite en 1848, puis sa troisième avec des associés anglais. Cette dernière fusionnera d'ailleurs plus tard avec la Société Générale.
La Révolution de 1848 fut caractérisée par l'aveuglement des politiques français, tel Guizot qui ne vit rien venir.(p.163)

(Guizot)
Notre héros, Edward, assista aux scènes d'horreur du 23 février 1848 (p.167), puis aux combats devant le Louvre. Les 23-26 juin, l'insurrection fut matée.

(la nuit du 23 février 1848)
Vingt deux ans plus tard, en 1870, Edward Blount fut encore présent lors du siège de Paris, où il eut vraiment peur de la "populace".(p.233) Flourens avait envahi l'Hôtel de Ville, on ne pouvait plus communiquer avec l'extérieur, sauf par envoi de courrier en ballon, ou par pigeons voyageurs souvent abattus par l'ennemi.

Le ravitaillement était aussi problématique, le menu ci-dessous montre que les convives mangeaient les animaux du zoo du Jardin des Plantes: éléphant, kangourou etc....Les plus humbles se contentaient de rats ...

A Paris , lors du siège de la ville et de la Commune , de nombreux britanniques , comme par exemple des "nurses", se trouvèrent pris au piège , le consulat de Grande Bretagne les aida , ainsi que Richard Wallace , qui soulagea leur misère.

(Richard Wallace)
Edward Blount possédait de nombreux réseaux , il se rendait à des "cercles" comme le Jockey-Club, le Cercle des Chemins de Fer, le Reform-Club, le Cercle de la Rue Royale.

(Le Cercle de la Rue Royale)
Edward fréquentait le Haut Clergé Catholique, mais il aimait aussi les travailleurs. Il conduisit lui-même une locomotive pour se rendre compte des dangers qu'encouraient les employés du Chemin de Fer.
De nombreux avantages furent donnés aux cheminots tant leur métier était à risques, c'est incroyable de voir, pour l'époque, la générosité qui exista à leur endroit ( p.138)
Il se lia avec Thomas Brassey, un entrepreneur en Travaux Publics, un homme honnête, travailleur, humain.(p.147 et 151)

(Thomas Brassey)
Il eut une relation mondaine avec le général Marquis de Gallifet, qui était le gendre de son associé Charles Laffitte, un homme de cheval (Edward adorait les courses de chevaux), un homme du monde, un soldat courageux dit-il.
Gallifet fut néanmoins surnommé "le bourreau de la Commune", ministre de la guerre en 1899, il participa à la révision du procès d'Alfred Dreyfus.

(le général Gallifet)
Sir Edward Blount avait des valeurs victoriennes, il eut des aléas dans sa carrière de banquier, mais il avait l'art de côtoyer les grands tout en s'intéressant aux pauvres, il pratiquait l'indifférence devant la mauvaise foi, c'était un homme tolérant.
C'est pourquoi la lecture de ses mémoires est si intéressante..
Alors pour en savoir plus, procurez vous le livre de Robert Fries !

Roberty Fries nous a dédicacé son ouvrage.
Il nous a précisé que deux exemplaires de "Des chemins de fer à la haute banque" sont présents à la Bibliothèque Municipale de Châtillon sur Seine, où vous pourrez les consulter.

Pour le plaisir , le texte du si beau poème de Ruydard Kipling "If" présenté par Robert Fries en anglais, et traduit par nos deux britanniques châtillonnais..texte qui correspond si bien à la personnalité de Sir Edward..
Je le publie en français !
Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.
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Par Christaldesaintmarc dans -L'Eglise de Saint Germain le Rocheux le 21 Janvier 2012 à 06:25
L'église de Saint-Germain le Rocheux est une église romane construite au 13e siècle.
Elle a subi deux réparations importantes : en 1839 et en 1861.


Le clocher paraît du XIIIème et XIVème siècle. Il est percé sur chaque face de baies géminées différentes : tréflées, en coeur, cintrées et crênelées.


La porte d'entrée principale possède une belle arcade romane.

La porte ouest est surmontée d'un tympan sculpté d'une croix pattée.


L'avant choeur de l'église Saint-Germain est voûté perpendiculairement en berceau quart de cercle.

Les fenêtres sont très petites et dispensent peu de lumière. Les gros piliers sont sans décor, et penchent d'une façon curieuse.(ce n'est pas une erreur de la photographe !)

Le Maître Autel est surmonté d'un contre-rétable peint de figures bibliques...


De chaque côté du rétable on voit des statues en bois polychrome du XVIème et XVIIème siècle.

Saint Germain :

Saint Nicolas :


L'autel de la Vierge possède trois statues du XVIIème siècle ....

Sainte Barbe :

La Vierge à l'Enfant :

Sainte Catherine :

Le troisième autel nous montre l'éducation de la Vierge...

Sainte Anne enseignant la Vierge :

Un aigle polychrome orne le très beau lutrin du XVIIème siècle .

Ce tableau représentant la Crucifixion date de fin XVII début XVIIIème siècle.

Quelques beaux bâtons de procession :
Une Vierge à l'Enfant:

Saint Abdon :

Saint Germain :

Saint Roch et son chien :

Cette croix de procession doit dater du XVIIIème ou XIXème siècle.

Un bénitier :

Les fonts baptismaux :

Au sol on peut voir une pierre ornée d'une croix pattée, sans doute une pierre tombale.

Dans le cimetière , une pierre , ou table des morts, se trouve devant la croix. La dalle repose sur deux supports. Une cupule creusée dans la pierre était destinée à recevoir l'obole destinée aux porteurs du cercueil.

Dans le cimetière, une sculpture naïve au-dessus d' un tombeau...

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